Quelles sont les MST les plus répandues ?

Selon l’InVS (Institut de Veille Sanitaire), l’augmentation des maladies et infections sexuellement transmissibles est aujourd’hui très alarmante. Verrues génitales, gonococcies, syphilis, et infections dues aux chlamydiae sont les maladies qui touchent le plus la population.

Verrues Génitales

Cette multiplication des cas de MST et IST traduit une augmentation des comportements à risque. Quelles sont celles qui sont le plus répandues en France ?

  • Les condylomes génitaux –appelés aussi verrues génitales- sont dus à des virus : les papillomavirus. De plus en plus de personnes sont porteuses de ce virus mais ne s’en rendent pas compte car les lésions sont presque invisibles. Seuls des examens peuvent les révéler, d’où l’importance de consulter régulièrement une gynécologue ou un médecin.
  • La syphilis est réapparue en 2000 alors que cette maladie avait été enrayée dans les années 1990 ! Bisexuels, hétérosexuels et homosexuels souffrent de plus en plus de cette maladie malgré le système de surveillance et de lutte déjà mis en place.
  • Depuis 2000, on constate aussi une progression régulière de l’infection vénérienne rectale due a Chlamydia trachomatis. Les patients souffrent d’ulcération du rectum. Là encore, l’augmentation du nombre de cas laisse entendre un relâchement des comportements de prévention.
  • Enfin, les infections à gonococcies (blennorragies ou « chaudes-pisses ») sont elles aussi en boom. Urétrites chez l’homme et atteintes génitales chez la femme (vaginite, cervicite…), certaines formes de cette maladie sont dénuées de symptômes et sont donc très difficiles à diagnostiquer.

La majorité des personnes touchées a moins de 30 ans. L’augmentation de la fréquence des rapports sexuels ainsi que le nombre de partenaire favorisent des comportements sexuels à risques. Le préservatif est beaucoup moins utilisé même si les personnes ne se connaissent pas bien. En plus de ces prises de risques, la résistance des médicaments est aujourd’hui aussi un facteur à prendre en compte. Prenons l’exemple de la bactérie responsable des gonococcies, elle est devenue insensible à l’antibiotique qu’on utilisait en traitement de base. Ce phénomène favorise donc aussi les progressions des maladies. S’ajoute à cela le fait que beaucoup de personnes ont aussi recours à l’automédication, parfois de peur d’aller voir un médecin ou d’apprendre qu’ils ont une MST. Cependant, si ces infections sont mal soignées, à la longue, elles peuvent entraîner des complications graves et deviennent un terrain favorable pour d’autres maladies. L’impact des MST est aujourd’hui un problème de santé publique majeure : ces maladies sont présentes et peuvent toucher chacun d’entre nous. Même si ce n’est pas le Sida, chacune de ces MST met en danger le système immunitaire de notre corps et nous devons être très vigilants.