Herpès génital : transmission, symptômes et idées reçues

L’herpès génital est une catégorie particulière de la famille des herpès. Elle est provoquée par le virus de l’herpès simplex (VHS). Cette infection sexuellement transmissible (IST) se reconnaît grâce à ses petites vésicules sur les organes génitaux. Transparentes et remplies de liquide, elles sont extrêmement douloureuses.

Herpes
• Transmission de l’herpès génital • Symptômes de l’herpès génital
• Halte aux idées reçues !

Comme nous l’avons vu dans un article précédent les condylomes génitaux sont des verrues qui se manifestent sur les organes génitaux externes : vagin, vulve, pénis, scrotum, anus… Les condylomes génitaux forment des excroissances qui sont souvent peu visibles et qu’on ne ressent malheureusement pas forcément.

Transmission de l’herpès génital

La contagion de l’herpès génital se déroule au moment des rapports sexuels, quand ceux-ci ne sont pas protégés, avec une personne qui est infectée par cette maladie sexuelle. La contagion de l’herpès génital dans le corps se fait par le biais de lésions microscopiques dans les muqueuses. Il faut donc rester très vigilant : même s’il n’y a pas de pénétration, la contamination est possible.

De plus, lors des rapports sexuels, s’il y a un contact entre la bouche et le sexe, cela peut provoquer un herpès labial. En effet, cette maladie sexuelle se propage sur tout le corps très rapidement. Elle se transmet par les doigts et les organes génitaux et migre à la bouche et aux yeux.

Le risque le plus élevé de contagion de l'herpès demeure au moment des débuts de poussées d’herpès. En effet, le liquide des vésicules présentes sur les parties génitales contient les virus de l’herpès. Il est important de savoir que la contagion de l'herpès se fait tant que les lésions ne sont pas complètement desséchées.

Il est important de savoir que la transmission de cette maladie sexuelle est imprévisible, notamment à cause de la méconnaissance des personnes au sujet de cette maladie sexuelle.

  • 20% des personnes qui sont infectées par cette maladie sexuelle n’ont pas de symptômes et ne savent pas qu’elles ont un herpès génital. Elles sont donc contagieuses, mais de façon imprévisible.
  • 60% des personnes qui souffrent d’un herpès génital ont des symptômes mais elles ne savent pas qu’elles souffrent d’herpès génital. Il y a d’ailleurs souvent une confusion avec d’autres problèmes sexuels comme les irritations ou les vaginites pour les femmes.
  • 20% seulement des personnes sont au courant qu’elles ont un herpès génital et qu’elles sont contagieuses.

Symptômes de l’herpès génital

Les principaux symptômes de cette maladie sexuelle sont des démangeaisons dans la région génitale et une grande fatigue.

En effet, les poussées d’herpès sont en général accompagnées de maux de tête, de fièvre, de fatigue, de douleurs musculaires, d’une perte d’appétit et de ganglions enflés dans la région de l’aine. Cette maladie sexuelle fatigue énormément l’organisme car les poussées durent en moyenne de 5 à 10 jours. Elles peuvent aller jusqu’à 2 ou 3 semaines.

Comme l’herpès génital se manifeste par poussées, les vésicules sont seulement visibles pendant la période de la poussée puis elles disparaissent. Elles peuvent réapparaître des mois après, tout comme elles peuvent refaire surface une semaine après.

Problème majeur de cette IST ? L’herpès génital est une maladie sexuelle chronique, on ne peut donc pas se débarrasser du virus. Cependant, il existe des traitements qui soulagent les douleurs de l’herpès génital et réduisent aussi la fréquence des poussées.

Halte aux idées reçues !

On ne peut pas attraper l’herpès génital par contagion indirecte : les objets (siège de toilettes, serviettes de bain, vêtements…) ne sont pas des facteurs de contamination. Le virus de l’herpès meurt une fois en dehors du corps.

On ne peut pas attraper cette maladie sexuelle quand on est en contact avec de l’eau, que ce soit l’eau du bain, de la piscine ou de la mer.

La poussée d’un herpès génital chez l’un des partenaires dans un couple stable ne signifie pas pour autant qu’il y a eu infidélité. La personne a pu contracter l’herpès génital avant et comme les poussées ne préviennent pas, elles peuvent se réactiver des années après.

La transmission de l'herpès d’un partenaire infecté à un partenaire non infecté dépend de l’importance de la crise et de la réceptivité de la personne non infectée. En effet, une personne qui a un système immunitaire affaibli, qui est fatiguée ou malade aura plus de risques d’être infectée qu’une personne en parfaite santé.